Surpopulation : le tabou du siècle risque de provoquer notre effondrement

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Crédit photo : Paul Wong

Surpopulation : le tabou du siècle risque de provoquer notre effondrement

Naufrage de leurs embarcations surchargées en Méditerranée, évacuation de la jungle de Calais, Brexit, le drame des migrants n’en finit plus de faire l’actualité des pays européens.

Et ce n’est qu’un début.

Les violentes protestations qui viennent de suivre la saisie d’un hôtel par le gouvernement italien pour y installer des immigrés donne un avant-goût des troubles à venir. Une fuite révèle que le ministère de l’Intérieur de nos cousins transalpins étudierait sérieusement de réquisitionner gratuitement les logements vacants et résidences secondaires inoccupées pour y installer les immigrés clandestins. Et il y a fort à parier que tous les gouvernements européens réfléchissent en secret à de telles mesures face à l’afflux des réfugiés.

Cette nouvelle donne pourrait être de nature à faire basculer la société occidentale déjà en proie à de fortes convulsions face aux flux d’immigrés légaux. On l’a vu avec la difficulté d’Angela Merkel à faire accepter ses généreuses mesures par le peuple allemand, la montée des populismes en Hongrie et aux Etats-Unis sur ce sujet, la crainte exprimée par les britanniques en se retirant d’une Europe jugée trop laxiste…

Naturellement, notre cœur nous commande à court terme de soulager nos frères humains qui vivent un exil effroyable. Mais parallèlement, on ne pourra pas faire l’économie d’aborder une problématique longtemps poussée sous le tapis : celle de la surpopulation.

Le tabou ultime. Celui qu’aucun dirigeant n’ose évoquer, car refuser à une femme le droit de procréer est la mesure la plus insupportable qui puisse être puisque toute sa biologie la programme en ce sens.

Le constat est pourtant sans appel. Depuis que je suis venu au monde, la population mondiale est passée de 2 à 7 milliards d’habitants et les prévisions spéculent sur 9 milliards à l’horizon 2050. Ce qui excèderait la limite écologique de la planète à supporter les agressions que l’humanité lui fait subir. Par ailleurs, l’essentiel de cette croissance aura lieu dans les pays les plus pauvres de la planète et dont les populations viennent échouer dans des mégalopoles déjà saturées. Aux risques de conflits sanglants pour la nourriture et l’eau s’ajoutent des pandémies dues à cette effroyable promiscuité. Le choléra et la peste, deux fléaux que l’on avait cru éradiqués, ressurgissent.

En étudiant divers scénarios prévisionnels, le Club de Rome démontre que la croissance démographique entraînera inéluctablement le déclenchement de rétroactions négatives, jusqu’au risque d’un effondrement. Afin d’éviter que la Nature régule elle-même le système avec des méthodes beaucoup plus expéditives, l’éternel trio famines-épidémies-guerres, l’ONU a financé de vastes campagnes de limitation des naissances en Afrique et en Inde. Elles se sont soldées par des échecs, de même que la politique de l’enfant unique en Chine. Sans compter que ces pratiques ont favorisé la suppression à grande échelle des naissances de filles. Les femmes manquent aujourd’hui cruellement en Chine et dans certaines régions d’Inde, il y a sept fois plus d’hommes que de femmes. Après les migrants politiques, économiques, climatiques, puis conflictuels, arriveront les migrants sexuels.

Bref, nous n’en finissons pas de jouer les apprentis sorciers. Les animaux savent autoréguler leur population en fonction des ressources de leur environnement et nous n’avons pas cette sagesse.

Le philosophe Michel Onfray remarque : «  Si un démographe travaille sur les taux de fécondité, il n’a pas encore produit un seul chiffre qu’il est déjà suspect de racisme. Nombre de questions sont désormais devenues impossibles à poser. Comment dès lors pourrait-on les résoudre ? Interdire une question, c’est empêcher sa réponse » Alors, ayons le courage de faire sauter le tabou et ouvrons le débat.

Ainsi, paru en 2011, mon ouvrage Croissez et remplissez la Terre (SOS surpopulation) n’a jamais été autant d’actualité. Mon souhait le plus cher est ainsi de contribuer, à travers ces romans policiers que je souhaite distrayants, à éveiller les consciences de mes contemporains sur des problématiques dont les conséquences prévisibles sont édifiantes.

Ne comptons pas sur nos dirigeants pour porter leurs risques à la connaissance du public. « On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés » disait Einstein. Ne cherchons pas pour autant à combattre ce Mal de façon frontale, cela n’aboutirait qu’à le nourrir et le renforcer.

Soyons simplement lucides et créatifs pour imaginer dans la joie des solutions nouvelles en vue d’un avenir meilleur.

Bernard Deloupy, Décembre 2016

 

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