Nice n’est pas une ville, c’est un théâtre à ciel ouvert. Une scène ensoleillée où l’on croise des figures emblématiques. On s’y pavane, on s’y supporte, on s’y agace, on s’y juge et on s’y adore. Il fallait bien une galerie de portraits caustiques pour tenter d’en saisir l’ADN.
De l’irréductible Nissart au galet, du joueur de pétanque au pan-bagnat, de l’agent immobilier à la caméra de vidéosurveillance, de l’influenceuse au canon de midi ou du chauffard à la déjection canine, ces 38 chroniques à la fois féroces et tendres croquent avec humour les excès de scènes de la vie ordinaire qui s’élèvent au rang d’une savoureuse comédie. Elles dressent les contours d’une destination haute en couleur, excessive, contradictoire, exaspérante parfois, mais toujours singulière et profondément attachante dans ses postures.
Un livre drôle et mordant qui égratigne sans renier. Car cette déclaration d’amour vacharde sacrifie au culte local de l’autodérision, le niveau le plus achevé de l’humour corrosif que l’on goûte autant ici que le vin de Bellet.





